Avec l’âge, il est fréquent d’oublier ponctuellement un nom, l’endroit où l’on a posé ses clés ou un rendez-vous. Ces oublis isolés ne signifient pas forcément qu’une maladie neurocognitive débute. Ce qui doit davantage alerter, c’est l’apparition de difficultés nouvelles, répétées et suffisamment importantes pour gêner la vie quotidienne.
Des oublis banals peuvent accompagner le vieillissement
Il peut arriver de chercher un mot puis de le retrouver plus tard, d’avoir besoin d’une liste ou d’un calendrier, ou de mettre plus de temps à apprendre une nouvelle information. Tant que ces difficultés restent modérées, stables et sans retentissement important sur l’autonomie, elles ne suffisent pas à évoquer une démence.
Quels signes doivent conduire à consulter ?
Un bilan médical est utile lorsque les troubles de mémoire deviennent fréquents, s’aggravent ou perturbent les activités habituelles. Parmi les situations à signaler : répéter plusieurs fois les mêmes questions, oublier des événements récents importants, se perdre dans un lieu connu, ne plus réussir une tâche auparavant maîtrisée, rencontrer des difficultés nouvelles pour gérer les médicaments ou les finances, ou présenter des changements inhabituels de comportement.
Les troubles ne concernent pas uniquement la mémoire. Des difficultés de langage, d’orientation, de raisonnement, d’organisation des gestes ou une modification persistante du comportement peuvent également justifier une consultation.
Tout trouble de mémoire n’est pas une maladie d’Alzheimer
De nombreux problèmes peuvent perturber temporairement ou durablement la mémoire : manque de sommeil, anxiété, dépression, effets indésirables de médicaments, consommation d’alcool, problème thyroïdien, carence vitaminique, infection ou autre maladie neurologique. Le médecin recherche ces causes avant de conclure à une maladie neurocognitive.
Quand est-ce une urgence ?
Un trouble de mémoire ou une confusion qui apparaît brutalement n’est pas un vieillissement normal. S’il est associé à une faiblesse d’un côté du corps, un trouble de la parole, une perte de connaissance, des convulsions, un traumatisme crânien ou tout autre symptôme neurologique soudain, appelez le 15 ou le 112.
Comment se déroule le bilan ?
Le médecin traitant est généralement le premier interlocuteur. Il échange avec la personne et, avec son accord, avec son entourage afin de préciser depuis quand les difficultés sont présentes et leur retentissement. Des tests cognitifs, un bilan biologique et parfois une imagerie ou une consultation mémoire peuvent être proposés selon la situation.
Quel rôle pour l’infirmière libérale ?
Lors de passages réguliers à domicile, l’IDEL peut remarquer des changements dans les habitudes du patient : traitement oublié, difficulté nouvelle à préparer les médicaments, désorientation, perte d’autonomie, changement de comportement ou problème d’alimentation. Elle ne pose pas le diagnostic de démence, mais peut transmettre ces observations au médecin afin qu’elles soient évaluées.
Lorsque la personne présente déjà des troubles cognitifs, l’organisation des soins doit aussi tenir compte de la sécurité au domicile, de la compréhension des consignes, de l’aide disponible et de la coordination avec les proches et les autres professionnels.
Notre cabinet peut assurer les soins infirmiers liés à la dépendance et le suivi des traitements à domicile au Pontet et dans les secteurs limitrophes, selon la prescription et l’organisation des tournées.
Sources : Symptômes et diagnostic de la maladie d’Alzheimer – ameli.fr et Quand consulter en cas de troubles de mémoire ? – ameli.fr.
