Rester actif en avançant en âge ne signifie pas forcément faire du sport intensif. L’objectif est surtout de conserver le plus possible la mobilité, l’équilibre, la force, les gestes du quotidien et les occasions de voir du monde. L’activité doit toujours être adaptée aux capacités de la personne, à ses traitements et à son risque de chute.
Chez une personne fragile, qui a récemment chuté, qui présente un essoufflement inhabituel, des douleurs ou une baisse récente de l’autonomie, il est préférable de demander conseil au médecin ou au kinésithérapeute avant de modifier fortement les habitudes d’activité.
1. Marcher régulièrement, même sur de courtes durées
Une promenade quotidienne, un trajet à pied jusqu’à un commerce ou quelques tours de jardin peuvent suffire à remettre du mouvement dans la journée. La durée et le rythme importent moins que la régularité. Lorsque l’équilibre est précaire, mieux vaut choisir un parcours connu, bien éclairé et sans obstacle.
2. Utiliser les activités du quotidien
Se lever pour préparer un repas, ranger quelques affaires, arroser les plantes, plier du linge ou participer à une petite tâche domestique permet de mobiliser le corps sans organiser une séance spécifique. L’idée n’est pas de mettre la personne en difficulté, mais de ne pas faire systématiquement à sa place ce qu’elle peut encore réaliser en sécurité.
3. Entretenir la force et l’équilibre
Des exercices simples peuvent être intégrés à la journée : se lever et se rasseoir d’une chaise plusieurs fois, marcher quelques pas en restant près d’un support stable, mobiliser les chevilles ou les épaules. En cas de fragilité ou d’antécédent de chute, ces exercices doivent être choisis avec un professionnel afin d’éviter de créer un risque supplémentaire.
4. Stimuler aussi les fonctions cognitives
Lecture, mots croisés, jeux de cartes, puzzle, musique, cuisine, classement de photos ou apprentissage d’un nouvel outil numérique sont autant de façons de solliciter l’attention et la mémoire. Le meilleur exercice reste celui qui correspond aux goûts de la personne et qu’elle a envie de refaire.
5. Préserver les contacts sociaux
Les sorties, visites familiales, activités associatives, repas partagés ou simples appels réguliers contribuent à rompre l’isolement. Une activité réalisée avec quelqu’un est souvent plus facile à maintenir dans le temps qu’une activité imposée seul à domicile.
6. Maintenir l’autonomie dans les gestes personnels
S’habiller, se coiffer, participer à la toilette, choisir ses vêtements ou préparer une partie de son repas sont aussi des activités. Lorsque la personne a besoin d’aide, il est utile de conserver ce qu’elle peut encore faire elle-même, à son rythme, plutôt que de remplacer entièrement ses gestes.
Quand faut-il être plus vigilant ?
Une chute récente, des vertiges, une douleur nouvelle, un essoufflement inhabituel, une faiblesse brutale ou une baisse rapide de l’autonomie doivent conduire à rechercher la cause plutôt qu’à simplement “forcer” l’activité. Une adaptation de l’environnement, une rééducation ou une réévaluation du traitement peuvent être nécessaires.
Quel rôle pour l’infirmière libérale ?
Lors de soins à domicile, l’IDEL peut repérer une modification de la mobilité, des difficultés à se lever, une fatigue inhabituelle, des chutes répétées ou une perte d’autonomie. Elle peut transmettre ces éléments au médecin traitant et coordonner, si nécessaire, avec le kinésithérapeute, les proches ou les autres intervenants. Dans le cadre de soins liés à la dépendance, cette observation fait partie du suivi global du patient.
Notre cabinet intervient au Pontet et dans les secteurs limitrophes pour les soins liés à la perte d’autonomie et les autres soins infirmiers à domicile, selon la prescription et l’organisation des tournées.
Pour aller plus loin : Santé publique France rappelle qu’une activité physique régulière contribue notamment au maintien de l’équilibre et de la mobilité et participe à la prévention des chutes. Consulter les informations de Santé publique France sur les chutes.
