Bien vieillir ne signifie pas éviter toute maladie. L’objectif est surtout de préserver le plus longtemps possible l’autonomie, la mobilité, les capacités cognitives et la qualité de vie malgré l’avancée en âge et les éventuelles maladies chroniques.

Avec l’âge, plusieurs facteurs peuvent fragiliser progressivement une personne : baisse de l’activité physique, perte musculaire, troubles de l’équilibre, dénutrition, isolement, effets indésirables de certains traitements ou aggravation d’une maladie chronique. Repérer tôt ces changements permet souvent d’agir avant qu’ils n’entraînent une perte d’autonomie importante.

Maintenir une activité régulière

La marche, les déplacements du quotidien, les exercices d’équilibre et de renforcement adaptés contribuent au maintien de la mobilité. Une activité régulière aide également à préserver la force musculaire et participe à la prévention des chutes. Elle doit être adaptée aux capacités de la personne et à son état de santé.

Chez une personne fragile, qui a chuté récemment ou qui présente des douleurs, un essoufflement inhabituel ou un trouble de l’équilibre, le médecin ou le kinésithérapeute peut aider à définir une activité sécurisée.

Surveiller les changements plutôt que l’âge seul

Une perte de poids involontaire, des chutes, une fatigue inhabituelle, une baisse de l’appétit, des difficultés nouvelles pour se laver ou s’habiller, des oublis qui perturbent le quotidien ou un isolement croissant ne doivent pas être automatiquement attribués au vieillissement. Ils peuvent signaler une fragilité ou un problème de santé qui mérite d’être évalué.

Préserver l’alimentation, l’hydratation et le lien social

Une alimentation suffisamment variée et riche en protéines, une hydratation régulière et le maintien d’activités sociales contribuent au maintien des capacités. Une personne âgée peut perdre l’appétit ou ressentir moins la soif ; une attention particulière est donc utile lors des périodes de chaleur, d’infection ou après une hospitalisation.

Bien utiliser ses traitements

Avec plusieurs maladies chroniques, le nombre de médicaments peut augmenter. Les prises doivent rester conformes aux prescriptions. En cas d’effet indésirable, de difficulté à comprendre le traitement ou d’oubli fréquent, il est préférable d’en parler au médecin ou au pharmacien plutôt que de modifier soi-même les doses.

Prévenir les chutes

L’éclairage du logement, les tapis, les obstacles au sol, les chaussures, l’état de la vision et certains médicaments peuvent influencer le risque de chute. Après une chute, surtout lorsqu’elle se répète, il est utile d’en rechercher la cause plutôt que de seulement limiter les déplacements.

Quel rôle pour l’infirmière libérale ?

Lors de passages réguliers à domicile, l’IDEL occupe une place privilégiée pour observer l’évolution du patient : mobilité, état cutané, alimentation, hydratation, observance des traitements, douleur, fatigue ou changement de comportement. Ces observations peuvent être transmises au médecin et aux autres professionnels lorsque la situation nécessite une réévaluation.

Dans le cadre de soins liés à la dépendance, l’infirmière contribue également à la prévention des complications de l’immobilité et à la coordination avec les proches, le kinésithérapeute, la pharmacie ou les services intervenant au domicile.

Notre cabinet intervient au Pontet et dans les secteurs limitrophes selon l’adresse, l’accessibilité et l’organisation des tournées. Pour une demande de prise en charge, vous pouvez nous contacter.

Source : Bien vieillir – Santé publique France.

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